Histoire locale et patrimoine
Si vous souhaitez aller plus loin dans la connaissance de l’histoire de Jouqueviel et en particulier de la paysannerie et de la vie dans le terroir tarnais; une compilation de documents de Mr Thierry Couët est disponible en téléchargement :
La toponymie du terme « Segala » provient du terme « segal » (= seigle), du fait de ces terrains cristallins (« segalars ») favorables à la culture du seigle.
Le Ségala s’inscrit dans la grande région écologique du Massif central comme le montre la carte ci dessous :

L’ agriculture qualifiée de « pauvre », basée sur l’élevage de cochons, de pommes de terre, de seigle et de récolte de châtaignes, va se diversifier à l’arrivée des engrais et autres amendements, et cultiver alors des céréales plus productives comme le blé.
L’ouverture de la voie ferrée Carmaux/Rodez a permis d’acheminer de la chaux augmentant la fertilité des sols.
Un documentaire de Christian Rivière vous présente « Légendes et histoires secrètes des Gorges du Viaur » racontant les histoires tarnaises autour de la vallée Viaur.
Avant toute chose il peut-être intéressant d’avoir une vue d’ensemble sur la façon dont le territoire est agencé, et notamment par l’analyse spatial de quelques données géographiques : occupation du sol (2018), visualisation des pentes, réseau hydrographique…

Le couvert arboré continu est bien visible sur le territoire, principalement le long du réseau hydrographique. Le bocage plutôt clairsemé, à larges mailles, désigne un paysage agricole composé de haies, de talus, de grands arbres dont le chêne pédonculé, entrecoupés de petits boisements et de prairies (non cartographiées ci-dessous), qui se dessine en mosaïque sur la carte :


D’autres composantes de l’histoire du paysage ségalais sont accessibles sur le site de la CAUE (conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement).

Carte des Espaces Naturels Sensibles du Tarn

Ne pas oublier la culture du châtaigner qui a permis aux populations de survivre en Ségala, notamment pendant les périodes de disette. Ci-dessous une histoire des paysages dans la vallée du Viaur par Gérard Briane :
Pour les curieux une étude récente met en évidence la pollinisation du châtaigner essentiellement quasi-exclusivement du fait des insectes…
La Cardonnié est également connue comme ancienne « maison école » au début du XIX ème siècle, un temps où les cours se déroulaient chez l’habitant et où l’instituteur logeait sur place. Une lettre du maire en date du 6 mai 1867 précise : « Depuis la loi de 1833 sur l’instruction primaire, il n’y a pas eu d’école publique, ni libre, au chef-lieu de commune ; à partir de cette époque jusqu’à ce jour, la maison d’école a été à «La Cardonnié », au « Teil » ou à la « Roubertié » (extrait des travaux de Thierry Couët).
Juillet-août 1944 : « Les Soviétiques cantonnés à la Cardonié avait eu le temps d’organiser leur défense à la lisière d’un bois; ils avaient protégé le repli d’une partie des troupes et des civils jusqu’à épuisement de leurs munitions. Le soir même, les nombreux rescapés civils et étrangers regagnent le versant tarnais et se chargent des blessés et des morts. Le jeudi 9 août, les obsèques des victimes civiles et des combattants y furent célébrées. » (Patrick Trouche, Carmaux 2003 – Les événements de Jouqueviel et de Carmaux, juillet-août 1944).



